Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé le dépôt d’un projet de loi visant à alourdir les sanctions prévues contre les relations entre personnes de même sexe, qualifiées d’actes « contre nature » par le texte.
Selon les informations communiquées, les peines pourraient passer de cinq à dix ans de prison. Le projet prévoit aussi qu’en cas d’implication d’un mineur, aucune réduction ou sursis ne serait accordé. Par ailleurs, toute personne accusée de promouvoir l’homosexualité pourrait encourir jusqu’à sept ans d’emprisonnement.
Cette initiative intervient dans un climat tendu au Sénégal, marqué par plusieurs arrestations et de nombreux messages hostiles sur les réseaux sociaux. Pour la première fois, le code pénal définirait clairement l’homosexualité comme tout acte sexuel entre personnes du même sexe.
Le gouvernement précise toutefois qu’une disposition est prévue pour sanctionner les fausses accusations sans preuve.
Soutenu par des organisations religieuses influentes, Ousmane Sonko défend ce projet comme une protection des valeurs nationales.
De son côté, l’ONG Human Rights Watch critique fermement ces mesures et appelle à la libération des personnes arrêtées. Le texte doit maintenant être examiné et voté par les députés à l’Assemblée nationale.
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