En Angleterre, les professeurs des collèges et lycées vont bientôt suivre une formation spéciale pour mieux repérer et combattre le sexisme à l’école. Cette décision fait partie d’un plan national pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Le gouvernement parle même d’une « urgence nationale ».
Cette annonce intervient après le débat lancé par la série Adolescence et face à des chiffres inquiétants. Selon une étude de l’organisation Hope Not Hate publiée en 2024, plus de 40 % des jeunes hommes au Royaume-Uni ont une opinion positive de Andrew Tate, un influenceur connu pour ses propos misogynes.
De son côté, l’association Youth Endowment Fund indique que près de 40 % des adolescents de 13 à 17 ans en couple disent avoir déjà subi des violences émotionnelles ou physiques.
Pour répondre à cette situation, les enseignants seront formés à parler avec les élèves de sujets importants comme le consentement, le respect dans les relations et les risques liés au partage d’images intimes sur internet. Les élèves considérés comme « à risque » auront aussi un accompagnement particulier pour les aider à ne pas tomber dans des discours haineux envers les femmes.
La secrétaire d’État chargée de la protection des victimes, Jesse Phillips, estime que la violence contre les femmes ne doit plus être vue comme quelque chose de normal. Selon elle, ce travail dans les écoles doit permettre de prévenir les violences avant qu’elles ne commencent.
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