Face à la montée en puissance des réseaux sociaux et à la transformation du marché publicitaire, le Bénin réfléchit à la mise en place d’un cadre légal plus moderne et plus équitable pour tous les acteurs de la communication.
Au Bénin, la publicité est aujourd’hui encadrée par plusieurs textes juridiques, mais il n’existe pas encore de code unique et complet qui organise l’ensemble du secteur. La loi sur l’information et la communication adoptée en 2015, ainsi que certains décrets sur l’affichage publicitaire ou les publicités interdites, permettent déjà de fixer des règles de base.
Cependant, ces dispositions ne répondent plus totalement aux réalités actuelles.
Avec l’évolution rapide du numérique, les réseaux sociaux ont profondément changé le paysage médiatique. Aujourd’hui, une personne peut devenir un véritable média à elle seule. Grâce à son audience sur Facebook, TikTok ou Instagram, elle peut proposer des contenus sponsorisés et générer des revenus publicitaires importants.
Cette situation crée une nouvelle forme de concurrence avec les médias traditionnels comme les radios, télévisions et journaux. Ces derniers, qui fonctionnent avec des charges importantes (salaires, équipements, production, diffusion), se retrouvent sur le même marché que des acteurs numériques souvent moins structurés.
Pour de nombreux professionnels du secteur, ce déséquilibre montre clairement la nécessité d’une réforme. Un code de la publicité unifié permettrait de mieux organiser le marché, de définir des règles communes et d’assurer une concurrence plus équitable.
Le ministre de la Communication et des Médias a déjà engagé une série de consultations avec les acteurs concernés afin de réfléchir à cette réforme. Cette initiative est largement saluée par les professionnels, qui espèrent une avancée rapide.
L’objectif serait aussi d’encadrer davantage les contenus sponsorisés sur les réseaux sociaux, d’améliorer la transparence des campagnes publicitaires et de renforcer la protection des médias traditionnels.
Dans ce contexte en pleine mutation, le Bénin apparaît donc à un tournant important de sa politique de régulation du secteur de la communication.
Alafia infos
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