Le Niger a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), selon une lettre adressée aux Nations unies.
Cette décision marque une nouvelle étape dans la position du pays vis-à-vis des institutions judiciaires internationales.
Dirigé par une transition militaire depuis 2023, le pays explique ce choix par des critiques envers la CPI, accusée de ne pas être toujours équitable dans ses décisions. Les autorités nigériennes estiment que la Cour n’a pas répondu aux attentes de justice et de neutralité.
Cette décision s’inscrit dans un mouvement plus large au Sahel, où plusieurs États ont exprimé leur volonté de quitter la CPI ces dernières années. Ils disent vouloir renforcer leur souveraineté et privilégier leurs propres systèmes judiciaires.
Le retrait ne sera pas immédiat : selon les règles de la CPI, il prendra effet environ un an après la notification officielle. En attendant, le Niger reste tenu de coopérer avec la Cour pour les dossiers déjà ouverts.
De son côté, la CPI regrette ce type de départ, rappelant que la lutte contre l’impunité nécessite la coopération de tous les États.
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