Ce lundi 8 juin 2026, le président de la Cour constitutionnelle du Bénin, le Professeur Cossi Dorothé Sossa, a animé une conférence au Conseil constitutionnel à Paris. Devant un public de juristes et de magistrats, il a décrypté les impacts de la réforme du 17 décembre 2025 sur les droits de l’homme au Bénin.
Ce qui change pour les citoyens
Le Professeur Sossa a rappelé que le Bénin était un modèle grâce à l’accès direct des citoyens à la Cour pour défendre leurs libertés. Mais la nouvelle réforme change les règles :
Fin des plaintes directes : Les citoyens ne peuvent plus saisir directement la Cour pour violation des droits humains.
Délais stricts : Les recours contre les lois sont désormais limités à 30 jours après leur publication.
Justice intouchable : La Cour n’a plus le droit de contrôler ou de corriger les décisions des tribunaux.
Un rôle réduit pour la Cour
Désormais, la Cour constitutionnelle se concentre uniquement sur la vérification des lois et perd son rôle de bouclier quotidien pour les citoyens.
En conclusion, le Professeur Sossa a estimé que ce nouveau système fragilise les acquis démocratiques du Bénin et laisse une question ouverte : les tribunaux ordinaires sauront-ils prendre le relais pour protéger les citoyens ?
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