Dans son premier grand texte intitulé « Magnifica Humanitas », le pape Léon XIV revient sur un sujet douloureux de l’histoire de l’Église : son rôle dans la justification de l’esclavage. Il présente des excuses officielles au nom du Saint-Siège.
Le document, publié le 25 mai, rappelle que certains anciens dirigeants de l’Église avaient soutenu l’idée que des peuples considérés comme « infidèles » pouvaient être dominés par les royaumes européens. Le pape reconnaît aujourd’hui que ces positions ont contribué à légitimer l’esclavage pendant plusieurs siècles.
Dans le paragraphe 176 de l’encyclique, il souligne que l’Église et la société ont mis trop de temps à condamner ce système. Il déclare clairement : « Au nom de l’Église, je demande sincèrement pardon. »
Au-delà de l’histoire, le texte aborde aussi les enjeux actuels liés à la technologie et à l’intelligence artificielle. Le pape met en garde contre de nouvelles formes d’exploitation, notamment dans les conditions de travail liées à l’extraction des minerais utilisés pour les outils numériques.
Avec ce message, Léon XIV appelle à protéger la dignité humaine face aux erreurs du passé et aux défis du présent.
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