Invité sur Bip Radio, le professeur Théodore Holo est revenu sur les discussions actuelles autour de l’article 53 de la Constitution béninoise, dans le cadre de la préparation de la prestation de serment du président élu.
L’ancien président de la Cour constitutionnelle a appelé à une lecture pragmatique et non rigide des dispositions constitutionnelles. Selon lui, l’essentiel est de préserver la continuité de l’État et de garantir le bon déroulement de l’investiture, sans se focaliser sur des interprétations trop restrictives.
Pour appuyer son raisonnement, il a établi une analogie avec une cérémonie de mariage ou de dot. Dans ce type d’événement, explique-t-il, l’absence de certains membres de la famille n’empêche pas la validité de la cérémonie. De la même manière, la prestation de serment ne devrait pas être remise en cause pour des considérations purement formelles.
Cette sortie relance le débat juridique et politique autour de l’organisation de l’investiture présidentielle au Bénin, dans un contexte où les interprétations de la Constitution continuent de susciter des discussions au sein de l’opinion publique et des milieux spécialisés
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