Le Venezuela a franchi un nouveau pas jeudi 19 février avec l’adoption et la promulgation d’une loi d’amnistie, qui pourrait permettre la libération de nombreux prisonniers politiques.
La loi a été votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale à Caracas et immédiatement signée par la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, qui a déclaré : « Il faut savoir demander pardon et aussi savoir le recevoir ».
Elle couvre des faits survenus pendant plusieurs périodes de crise politique, incluant des manifestations et des événements contestés, mais certaines personnes sont exclues, notamment celles accusées de violations graves des droits humains, crimes contre l’humanité, homicides, trafic de drogue, corruption ou actions armées contre le pays.
La loi prévoit également que les exilés peuvent mandater des représentants devant la justice et que, dès le dépôt d’une demande d’amnistie, la personne ne pourra pas être arrêtée pour ces faits.
Cette mesure pourrait conduire à la libération de centaines de détenus politiques, même si certains observateurs jugent sa portée limitée. Elle intervient dans un contexte de pressions internationales et vise à ouvrir une voie vers une réconciliation nationale au Venezuela.
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