Dans les quartiers populaires de Kinshasa, un prêtre catholique a choisi une approche originale pour transmettre son message religieux : le rap.
Jean-Pierre Mongambi, 47 ans, connu sous le nom de « l’abbé rappeur », utilise la musique urbaine pour se rapprocher des jeunes, surtout dans les zones défavorisées de la capitale de la République démocratique du Congo.
Dans la commune de Ngaliema, il apparaît souvent en soutane noire et casquette sur la tête, interprétant ses morceaux sur des sons modernes. Autour de lui, des groupes de jeunes chantent, dansent et filment la scène avec leurs téléphones.
Ses refrains, comme « Nayambi » qui signifie « Je crois » en langue locale, sont facilement repris par le public, créant une ambiance festive et spirituelle à la fois.
Le prêtre affirme que la musique est un langage accessible : selon lui, le rap n’est pas incompatible avec la foi. Ses chansons, inspirées de psaumes et de prières, circulent largement sur les réseaux sociaux et lui valent une popularité grandissante en RDC et à l’étranger.
Dans un pays où la religion occupe une place importante dans la vie quotidienne, cette méthode moderne attire une partie de la jeunesse en quête de nouveaux repères.
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