Les mesures prises par l’Ouganda à sa frontière avec la République démocratique du Congo pour limiter la propagation d’Ebola suscitent de fortes inquiétudes dans le milieu des affaires.
Les autorités ougandaises assurent vouloir maintenir les échanges commerciaux avec la RDC, mais sous un contrôle sanitaire renforcé afin de réduire les risques de contamination. L’objectif affiché est de protéger la population tout en évitant un arrêt total du commerce frontalier.
Mais sur le terrain, les industriels et transporteurs s’inquiètent déjà des conséquences. Ils redoutent des retards dans les livraisons, des blocages aux postes-frontières et des perturbations dans le transport des marchandises, notamment des produits alimentaires et périssables.
La RDC reste un partenaire commercial majeur pour l’Ouganda, avec plus de deux milliards de dollars d’exportations chaque année selon les organisations professionnelles du secteur industriel.
Face à la situation, plusieurs acteurs économiques appellent les deux États à mieux coordonner leurs actions. Ils proposent notamment la mise en place de zones sécurisées pour les camions et les chauffeurs afin de limiter les risques et assurer la continuité du commerce.
Les professionnels du transport avertissent que tout blocage prolongé pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier pour les marchandises sensibles qui ne supportent pas les retards
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