Une procédure judiciaire a été lancée le lundi 20 avril 2026 contre le Mali devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Elle a été initiée par trois organisations de défense des droits humains.
Il s’agit de Trial International, de la Fédération internationale pour les droits humains et de l’Union panafricaine des avocats. Elles accusent les autorités maliennes de graves manquements dans la protection des civils.
Selon elles, l’État n’aurait pas suffisamment agi pour empêcher ou sanctionner des violences commises par des groupes armés actifs dans le pays. Elles critiquent aussi le recours à des forces de sécurité étrangères privées, notamment le groupe Wagner, appelé aujourd’hui Africa Corps.
Les organisations affirment que cette coopération aurait été liée à des abus contre des populations civiles. Elles s’appuient sur plusieurs rapports et enquêtes concernant des événements survenus en 2022 dans des localités du centre du Mali, comme Hombori et Moura.
Au centre de la plainte se trouve la question de la responsabilité de l’État lorsqu’il travaille avec des acteurs armés non étatiques. Les plaignants estiment que les autorités maliennes n’ont pas protégé les populations et n’ont pas mis en place de solutions pour les victimes.
Cette affaire est présentée comme une première en Afrique. Elle pourrait servir de référence juridique pour les cas similaires à l’avenir, selon les organisations à l’origine de la plainte.
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