Au Burkina Faso, le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a annoncé, le 15 avril 2026, la dissolution de 118 organisations, dont des ONG et associations présentes sur le territoire national.
Ces structures ne sont désormais plus autorisées à exercer leurs activités. Parmi elles figurent certaines organisations actives dans la défense des droits humains, comme l’Union interafricaine des droits de l’homme ou encore la section nationale de la RADHO.
Selon les autorités, cette décision s’appuie sur le cadre légal en vigueur. Le ministère explique que ces associations n’auraient pas respecté certaines obligations administratives et financières prévues par la loi adoptée en juillet 2025.
Cette réforme vise, selon le gouvernement, à mieux encadrer le fonctionnement des ONG et à lutter contre des risques tels que le financement illégal ou le blanchiment d’argent. Les organisations avaient un délai pour se conformer aux nouvelles règles, mais plusieurs n’auraient pas respecté ces exigences.
Le ministère prévient que toute structure qui continuerait à fonctionner malgré cette interdiction s’exposera à des sanctions prévues par la loi.
Cette décision intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions entre les autorités et certaines organisations de la société civile. Les autorités évoquent leur volonté de renforcer le contrôle du secteur associatif dans le pays
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