Le président américain Donald Trump intensifie la pression sur ses alliés et sur la Chine pour sécuriser le détroit d’Ormuz, au 17ᵉ jour de la guerre au Moyen-Orient. Il a averti que l’Otan pourrait subir « des conséquences très mauvaises » si les pays refusent de participer à cette opération. Il menace aussi de reporter sa visite en Chine, prévue du 31 mars au 2 avril.
Le détroit d’Ormuz est un passage stratégique pour le pétrole et le gaz : un cinquième du trafic mondial y transite. Les économies asiatiques et européennes dépendent fortement de ce corridor. Trump a demandé à plusieurs pays d’envoyer des navires pour escorter les pétroliers, après que l’Iran a bloqué le passage. « Ceux qui profitent de ce détroit doivent aider à le protéger », a-t-il insisté.
Pour l’instant, la réaction des alliés est prudente. Le Japon, lié par sa Constitution pacifiste de 1947, a indiqué qu’une telle opération serait « extrêmement difficile juridiquement ». L’Australie et la France ont également refusé d’envoyer des navires. La ministre française de la Défense, Catherine Vautrin, a déclaré : « À ce stade, il n’est pas question d’intervenir dans le détroit d’Ormuz. »
Trump prévoit que la marine américaine commencera bientôt à escorter elle-même les pétroliers pour sécuriser le passage. Le président américain multiplie les pressions pour que ses alliés agissent rapidement, soulignant l’importance stratégique du détroit pour l’économie mondiale.
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