Au Congo-Brazzaville, un dialogue politique se tient à Djambala, dans le centre du pays, du 16 au 19 février 2026, quelques semaines avant la présidentielle prévue le 15 mars. Les autorités affirment vouloir préparer une élection « apaisée » pour ce scrutin, où le président Denis Sassou-Nguesso, 82 ans, en poste depuis plus de 41 ans au total, brigue un nouveau mandat de cinq ans.
Ce dialogue intervient quatre jours après la clôture des candidatures. Six des sept candidats ayant déposé un dossier ont accepté de participer à la rencontre. L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), premier parti d’opposition, participera également, bien qu’elle ne présente pas de candidat, estimant que les conditions d’une élection crédible ne sont pas réunies. Son dirigeant Pascal Tatsy Mabiala se déplacera à Djambala.
Le Conseil national des républicains de l’ancien chef rebelle Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, sera représenté par au moins deux membres, pour « renforcer la démocratie ».
En revanche, le parti de l’ancien ministre des Finances, Mathias Dzon, l’Union patriotique pour le renouveau national (UPRN), a rejeté l’invitation, qualifiant le dialogue de « simulacre » et refusant « le tourisme à Djambala ».
Depuis 2009, les autorités congolaises organisent un dialogue politique avant chaque présidentielle, avec pour objectif affiché de garantir des élections sans heurts, mais l’opposition reste divisée sur la crédibilité de ce processus.
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