Au Burkina Faso, plusieurs magistrats, avocats et douaniers seront fixés sur leur sort le 24 février 2026, à l’issue d’un procès très suivi par les médias. Les prévenus sont accusés de corruption, blanchiment d’argent, trafic d’influence, abus de fonction et divulgation illégale d’identité de témoins protégés.
Durant le procès, les accusés et leurs avocats ont dénoncé de graves violences subies pendant leur détention, parlant d’« enlèvement », de « séquestration », de « coups de fouet » et même d’« électrocution ». Le magistrat Jean-Mohamed Traoré a déclaré : « Je me suis déshabillé pour montrer les traces sur mon dos et le sang sur mes cuisses. Mes droits élémentaires n’ont pas été respectés. »
Maître Ambroise Farama, avocat de la défense, a souligné que le respect du droit doit primer : « Une révolution ne se protège pas par la force, elle se protège par le droit. Ce procès pose des questions sur les arrestations nocturnes, les détentions hors cadre légal et les aveux contestés. »
De son côté, le procureur a requis des peines de prison et des amendes, affirmant que ces sanctions sont nécessaires « pour protéger l’État de droit et garantir l’intégrité des institutions ».
Ce procès suscite un débat important sur le respect des droits des détenus et sur la manière dont la justice est appliquée dans le pays, alors que la population et la communauté internationale suivent de près les développements de l’affaire.
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