Le président Yoweri Museveni a officiellement été réélu président de l’Ouganda, obtenant une large majorité selon la commission électorale. À 81 ans, il reste au pouvoir pour un septième mandat, après plus de 40 ans de règne, ce qui fait de lui l’un des dirigeants les plus anciens d’Afrique.
Dans un discours prononcé après l’annonce des résultats, Museveni a remercié ses partisans et affirmé que cette victoire montrait la confiance des Ougandais envers son parti et son leadership. Il a également déclaré que son gouvernement continuerait à travailler pour la stabilité et le développement du pays.
Mais son principal adversaire, Bobi Wine, figure emblématique de la jeunesse et de l’opposition, a rejeté les résultats et dénoncé des fraudes. Selon lui, le scrutin n’a pas été transparent et certains votes ont été manipulés. Plusieurs observateurs et partis d’opposition ont aussi critiqué les coupures d’Internet pendant l’élection, un facteur qui a rendu difficile le suivi du vote et la communication des résultats.
Avant et après le vote, des rapports font état d’intimidations, d’arrestations de militants de l’opposition et de tensions dans certaines villes, notamment à Kampala, la capitale. Malgré cela, les partisans de Museveni ont célébré sa victoire dans plusieurs régions du pays.
Cette réélection confirme la domination de Museveni sur la politique ougandaise, mais elle laisse l’Ouganda face à une opposition divisée et à des questions sur la transparence et la justice du processus électoral. La communauté internationale suit de près la situation, préoccupée par le respect des droits politiques et la liberté d’expression dans le pays.
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