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Selon The Economist, 2026 sera l’année où le monde se durcit

À travers ses projections et lectures des grandes tendances mondiales, The Economist décrit 2026 comme une année charnière. Une période moins marquée par des ruptures spectaculaires que par l’installation durable de tensions politiques, économiques et technologiques déjà visibles depuis plusieurs années.

Un monde fragmenté et multipolaire

D’après The Economist, l’année 2026 confirme l’érosion de l’ordre mondial traditionnel. Les grandes puissances ne dictent plus seules le rythme des relations internationales. Les alliances historiques se fragilisent, tandis que de nouveaux centres d’influence s’affirment, notamment en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient.

Cette recomposition rend la gouvernance mondiale plus complexe et favorise une diplomatie fondée sur les intérêts immédiats plutôt que sur des engagements durables.

Des conflits enracinés dans le temps

Le magazine souligne que les conflits armés et les tensions géopolitiques ne sont plus des crises passagères. En 2026, ils s’inscrivent dans la durée et deviennent un élément structurel du paysage international.
Cette situation entraîne une hausse continue des dépenses militaires et une fatigue croissante des populations, sans solution rapide en vue.

L’intelligence artificielle au cœur des enjeux

The Economist identifie également 2026 comme une étape décisive pour l’intelligence artificielle. Après la phase d’expérimentation, l’IA entre dans le quotidien des entreprises, des administrations et des citoyens.
Si elle offre des gains de productivité importants, elle accentue aussi les inégalités et pose la question du contrôle de la technologie par quelques acteurs dominants, au détriment des États les plus vulnérables.

Une économie mondiale sous pression

Sur le plan économique, le magazine anticipe une croissance modérée, freinée par des niveaux d’endettement élevés et un climat d’incertitude permanent. Les marges de manœuvre budgétaires se réduisent, notamment dans les pays en développement, exposés aux chocs extérieurs et aux tensions sociales.

Le climat, une réalité incontournable

Enfin, The Economist insiste sur le fait qu’en 2026, le changement climatique n’est plus une projection future mais une contrainte immédiate. Sécheresses, inondations et crises alimentaires influencent directement les politiques publiques et les équilibres géopolitiques.

Une année de lucidité

Pour The Economist, 2026 marque avant tout une prise de conscience collective. Le monde ne bascule pas brutalement, mais il s’installe dans une nouvelle normalité faite de rivalités, d’innovations rapides et de défis globaux persistants.
Dans ce contexte, l’anticipation et l’adaptation deviennent des conditions essentielles pour éviter des crises plus profondes.

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