À quelques heures de la présidentielle et des législatives prévues jeudi 15 janvier, l’Ouganda a totalement coupé l’accès à Internet. Depuis mardi 13 janvier à 18 heures, les réseaux sociaux comme WhatsApp et X (ex-Twitter) ne sont plus accessibles dans le pays.
La Commission ougandaise des communications a demandé cette suspension pour « limiter la désinformation, la fraude électorale et l’incitation à la violence ». La vente de nouvelles cartes SIM et le service de roaming pour les abonnés étrangers ont également été suspendus.
Cette coupure intervient après le dernier meeting du président sortant Yoweri Museveni, qui brigue un septième mandat, face à son principal rival Bobi Wine. De nombreux journalistes étrangers n’ont pas pu assister à l’événement.
Les organisations de défense des droits de l’homme et de la presse s’inquiètent déjà d’un « black-out total », similaire à celui observé lors de l’élection de 2021, quand Internet avait été bloqué pendant plus de cinq jours. Dans la capitale Kampala et dans les principales villes, un important déploiement de forces de sécurité a été constaté, officialisé comme mesure contre les risques de violences
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