Un pétrolier russe sous sanctions, l’Anatoly Kolodkin, doit arriver mardi à Cuba avec 730 000 barils de pétrole, défiant le blocus américain qui limite l’approvisionnement en carburant de l’île. Cette arrivée est cruciale, car Cuba fait face à de graves pénuries d’énergie qui affectent la vie quotidienne des habitants.
Le navire a contourné la pointe est de Cuba dimanche soir et remonte maintenant la côte nord en direction du port de Matanzas, au nord-ouest de l’île, à une vitesse d’environ 24 km/h. Initialement, son arrivée avait été prévue pour lundi, mais elle a été décalée à mardi, selon le site spécialisé MarineTraffic.
Cuba, qui compte près de 10 millions d’habitants, n’a plus importé de pétrole depuis le 9 janvier. Cette dernière livraison venait du Mexique, mais elle a été interrompue sous pression de la Maison Blanche. Les autorités cubaines espèrent que ce nouveau carburant permettra de soulager les pénuries et de maintenir la production d’électricité et de carburant pour les transports.
Le blocus américain complique l’accès au pétrole pour Cuba depuis des années. L’arrivée de ce pétrolier russe est perçue comme un défi direct aux restrictions imposées par les États-Unis, mais aussi comme un moyen pour le gouvernement cubain de sécuriser son approvisionnement énergétique face à la crise.
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