La guerre au Moyen-Orient, qui entre dans son 18ᵉ jour, commence à peser sur l’économie mondiale. Les tensions dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole, inquiètent les marchés et les investisseurs.
Les prix du pétrole repartent à la hausse. Mardi, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a gagné 2,24 % à 95,59 dollars, après une chute la veille. Le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, a progressé de 2,64 % à 102,86 dollars. Ces fluctuations reflètent l’incertitude sur l’offre malgré le déblocage de stocks stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
La guerre affecte aussi les banques centrales. En Australie, la Banque de réserve a relevé son taux directeur de 25 points de base, le portant à 4,10 %. Elle cite la hausse des prix des carburants, liée au conflit, comme facteur de pression sur l’inflation.
Aux Philippines, le gouvernement ajuste certains tarifs et augmente les aides publiques pour aider la population face à la hausse des coûts de l’énergie et des denrées.
Ces évolutions montrent que le conflit dépasse les frontières régionales : il a des répercussions directes sur le coût de la vie et l’économie mondiale. Les experts préviennent que si le conflit se prolonge, ses effets pourraient s’aggraver, en particulier pour les pays dépendants des importations de pétrole.
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