Le ministre kényan des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, est arrivé à Moscou dimanche 15 mars pour une visite officielle qui se déroulera lundi et mardi. Il doit rencontrer plusieurs responsables russes, dont son homologue Sergueï Lavrov, pour protéger les Kényans victimes d’enrôlement forcé dans l’armée russe.
Ces dernières semaines, de nombreux médias ont révélé que des Kényans sans expérience militaire ont été attirés en Russie avec des promesses de travail civil bien rémunéré, mais ont été forcés de signer un contrat militaire une fois sur place. Après une formation très rapide, certains ont été envoyés combattre en Ukraine, et un grand nombre y ont perdu la vie.
Selon les services de renseignement kényans, plus de 1 000 citoyens du pays seraient morts depuis le début de ces enrôlements forcés, un chiffre révélé dans un rapport consulté par l’AFP. Ce scandale a provoqué une vive inquiétude au Kenya, où les familles des victimes réclament justice et protection pour leurs proches.
Lors de sa visite, le ministre Mudavadi cherchera à obtenir la fin de ces pratiques, à garantir la sécurité des Kényans encore en Russie et à faciliter leur retour au pays. Les autorités kényanes souhaitent aussi renforcer les mesures de contrôle pour éviter que d’autres ressortissants soient trompés par de fausses promesses d’emploi à l’étranger.
Cette affaire met en lumière les risques auxquels sont confrontés les travailleurs attirés par des offres d’emploi à l’étranger et souligne l’importance pour les gouvernements de protéger leurs citoyens contre l’exploitation et les abus. La visite de Musalia Mudavadi à Moscou est donc vue comme un moment crucial pour défendre les droits des Kényans.
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