L’université Université Panthéon-Sorbonne, en déficit depuis deux ans, tire la sonnette d’alarme. Sa présidente, Christine Neau-Leduc, a déclaré mardi que l’établissement atteignait un « point de rupture » et ne tient à flot que grâce au dévouement de son personnel.
Si la situation continue, l’université pourrait devoir réduire le nombre d’étudiants accueillis ou les heures de cours, ce que la direction souhaite éviter. L’an dernier, l’université a déjà fait des économies sur les achats de livres, la recherche et certaines sorties pédagogiques.
Ce signal d’alerte intervient lors d’une journée de mobilisation contre le « sous-financement chronique » des universités, avec des rassemblements à Paris et en régions. Les syndicats estiment qu’il manque aujourd’hui au moins 8 milliards d’euros pour répondre aux besoins de l’enseignement supérieur public, tandis que le ministère rappelle que le budget 2026 prévoit des crédits en hausse.
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