L’ancien président des Philippines, Rodrigo Duterte, est au cœur d’audiences à la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye. Les juges doivent décider s’il sera jugé pour crimes contre l’humanité.
Mardi, un procureur a affirmé que Rodrigo Duterte aurait personnellement établi des listes de personnes accusées de trafic de drogue. Selon l’accusation, plusieurs des personnes citées publiquement par l’ancien chef d’État auraient ensuite été tuées dans le cadre de sa “guerre contre la drogue”.
Les procureurs estiment qu’il serait impliqué dans au moins 76 meurtres entre 2013 et 2018, période durant laquelle il était maire de Davao puis président du pays. Ils affirment toutefois que ce chiffre ne représenterait qu’une petite partie des milliers de morts liés à cette campagne.
Lors de l’audience, l’accusation a aussi évoqué des cas très graves, y compris la mort de mineurs, pour montrer la violence des opérations menées à l’époque. Elle soutient que les personnes les plus pauvres étaient souvent les principales victimes, car elles avaient moins de moyens pour se défendre.
Les audiences de “confirmation des charges” doivent durer jusqu’à vendredi. La CPI dispose ensuite de 60 jours pour décider si un procès sera officiellement ouvert contre l’ancien président, aujourd’hui âgé de 80 ans.
Laisser un commentaire