La Cour de justice de la CEDEAO a exprimé son inquiétude face au non-respect de plusieurs de ses décisions par certains États membres, en particulier le Nigeria.
Lors d’une rencontre tenue à Abuja du 16 au 18 février 2026, le président de la Cour, le juge Ricardo Cláudio Monteiro Gonçalves, a déclaré que près de 80 % des arrêts rendus par l’institution ne sont pas appliqués. Selon lui, si le Nigeria montre l’exemple en respectant les décisions, les autres pays suivront.
Le juge a expliqué que cette situation est liée à un manque de volonté politique et à des difficultés administratives. Il a appelé à une meilleure collaboration pour renforcer la confiance dans la justice communautaire.
De leur côté, les autorités nigérianes ont proposé que la Cour tienne davantage compte des réalités nationales afin de faciliter l’application de ses décisions.
Cette situation relance le débat sur l’efficacité de la justice régionale au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Sans respect des arrêts, l’intégration et l’État de droit dans l’espace communautaire pourraient être fragilisés.
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