Aux États-Unis, l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) s’appuie sur des technologies avancées comme la reconnaissance faciale, l’intelligence artificielle et l’analyse des données personnelles pour identifier et suivre les sans-papiers. Ces outils peuvent aussi être utilisés pour surveiller des citoyens impliqués dans des manifestations contre l’agence.
Des témoignages récents décrivent des situations inquiétantes. À Minneapolis, Emily Bells, 44 ans, raconte qu’une agente de l’ICE lui a crié son nom et indiqué son adresse, affirmant qu’elle allait la ramener chez elle. À Minneapolis également, Nicole Cleland, bénévole dans un groupe d’observation citoyenne, a été interpellée par un agent qui lui a indiqué utiliser la reconnaissance faciale et sa caméra corporelle pour l’identifier.
Ces technologies permettent de collecter et d’analyser rapidement des informations provenant des téléphones, des caméras et d’Internet, mais elles posent des questions importantes sur le respect de la vie privée et les droits civiques. Des erreurs ou des biais peuvent particulièrement affecter certaines populations, notamment les personnes de couleur.
Face à ces enjeux, plusieurs élus américains proposent de limiter ou interdire l’usage de la reconnaissance faciale par les forces fédérales, afin de mieux protéger les libertés individuelles et la vie privée des citoyens.
Laisser un commentaire