Quatre ministres du gouvernement béninois, élus députés lors des dernières législatives, doivent faire un choix important. Il s’agit de Éléonore Yayi Ladékan, Shadiya Assouma, Jean-Michel Abimbola et Abdoulaye Bio Tchané.
Selon le Code électoral, un député ne peut pas cumuler son mandat avec une fonction de membre du gouvernement. L’article 166 précise que l’élu dispose de 30 jours après son installation à l’Assemblée nationale, intervenue le 8 février 2026, pour se conformer à la loi. Il doit donc décider soit de rester ministre, soit de siéger au Parlement. Passé ce délai, il peut être déclaré démissionnaire d’office de son mandat de député.
Concrètement, s’ils choisissent de rester au gouvernement, leurs suppléants prendront leur place à l’Assemblée. En revanche, s’ils quittent le gouvernement, ils pourront participer pleinement aux travaux parlementaires.
Cependant, la Constitution, en son article 92, apporte une nuance. Elle permet à un député nommé à une fonction incompatible de suspendre son mandat, sans y renoncer définitivement. Cela signifie qu’un ministre peut suspendre son siège à l’Assemblée et le reprendre plus tard, s’il quitte le gouvernement. Ce mécanisme a déjà été utilisé par le passé.
À l’approche de la fin du mandat présidentiel, ce choix prend une dimension politique importante. Entre continuité au gouvernement et engagement direct au Parlement, les ministres concernés doivent trancher dans le respect des textes.
Laisser un commentaire