Les résultats provisoires annoncés par la CENA dans la nuit de samedi à dimanche ont livré un message politique clair. La dixième législature sera dominée par l’Union Progressiste le Renouveau (UPR), avec 60 députés, et le Bloc Républicain (BR), qui en obtient 49. Le parti Les Démocrates (LD), lui, ne sera pas représenté à l’Assemblée nationale, faute d’avoir atteint le seuil de 20 % requis dans toutes les circonscriptions électorales.
Au-delà des chiffres, un fait marquant retient l’attention : tous les députés ayant quitté les LD et candidats sous d’autres bannières ont été élus. Ce résultat montre que les électeurs n’ont pas rejeté les hommes, mais une ligne politique jugée peu efficace.
Les urnes révèlent ainsi une évolution du comportement électoral. Les citoyens ont distingué le travail des élus de la stratégie du parti qu’ils ont quitté, privilégiant la proximité, l’ancrage local et la capacité d’action plutôt que l’opposition systématique.
Le refus des LD de signer les accords de législature prévus par le Code électoral a également pesé sur leur absence au Parlement. Pour de nombreux observateurs, ce choix a éloigné le parti d’une représentation pourtant possible et renforcé l’image d’une opposition en décalage avec les réalités institutionnelles.
Désormais membres de la majorité, ces anciens députés LD affirment vouloir poursuivre les revendications portées auprès de leurs électeurs. Ils expliquent leur choix comme la recherche d’un cadre plus efficace pour travailler et répondre concrètement aux attentes des populations.
Malgré la domination de deux partis, la future Assemblée nationale ne sera pas uniforme. La présence de députés aux parcours variés devrait nourrir les débats parlementaires.
En définitive, ce scrutin traduit un vote lucide et pragmatique, marqué par le choix de la stabilité, de la continuité et de l’action politique concrète.
Laisser un commentaire