En Corée du Sud, la justice a franchi une étape importante dans le procès de l’ancien président Yoon Suk Yeol. Mardi, devant un tribunal de Séoul, les procureurs ont demandé la peine de mort contre l’ex-chef de l’État pour des faits qualifiés d’insurrection.
Les accusations portent sur sa décision de proclamer brièvement la loi martiale en décembre 2024. Selon l’accusation, cette mesure visait à utiliser l’armée pour faire pression sur les institutions démocratiques et rester au pouvoir. La loi martiale avait toutefois été rapidement annulée par le Parlement, puis jugée contraire à la Constitution.
Pour les procureurs, les actes de Yoon Suk Yeol représentent une menace grave pour la démocratie sud-coréenne. Ils estiment qu’il ne peut pas bénéficier d’une protection spéciale et qu’il risque donc les peines les plus lourdes prévues par la loi, dont la prison à vie ou la peine capitale.
De son côté, l’ancien président rejette toutes les accusations. Il affirme que les enquêtes sont biaisées et que sa décision visait seulement à attirer l’attention sur les blocages politiques causés, selon lui, par l’opposition parlementaire. Il soutient avoir agi dans le cadre de ses pouvoirs constitutionnels.
Même si la peine de mort a été demandée, plusieurs experts estiment qu’une exécution est peu probable. La Corée du Sud n’applique plus la peine capitale depuis 1997. Le verdict est attendu le 19 février 2026 et pourrait marquer un moment historique pour le pays.
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