Au Togo, l’opposition, représentée par l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), demande à la France de rendre publics les documents sur la mort de Sylvanus Olympio, premier président du pays.
Olympio a été assassiné lors coup d’État militaire le 13 janvier 1963, seulement quelques mois après l’indépendance du Togo. Cet événement reste un chapitre très sensible de l’histoire togolaise. Les circonstances exactes de sa mort restent floues, et beaucoup de Togolais souhaitent en savoir plus sur les responsables.
Pour l’ANC, accéder aux archives françaises pourrait aider à faire la lumière sur ce qui s’est vraiment passé et clarifier le rôle de différents acteurs, français ou togolais. Le parti estime que comprendre le passé est important pour construire une démocratie solide et éviter que de telles tragédies ne se répètent.
Jean‑Pierre Fabre, président de l’ANC, a déclaré que sans ces documents, il est difficile de répondre aux questions des familles et de la population. Il demande au gouvernement togolais de solliciter officiellement la France, afin que les archives sur la mort d’Olympio soient déclassifiées et accessibles.
L’ANC rappelle que la vérité historique est essentielle pour la justice et la réconciliation nationale. Le parti espère que cette demande permettra enfin de connaître tous les détails de ce coup d’État qui a marqué le début de longues années de tensions politiques au Togo.
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