En Ouganda, la campagne pour les élections générales touche à sa fin, à quelques jours du vote prévu le 15 janvier. Les candidats ont multiplié les rassemblements et meetings pour convaincre les électeurs et présenter leurs programmes.
Le président sortant, Yoweri Museveni, au pouvoir depuis plus de 40 ans, a visité plusieurs régions du pays. Lors de ses meetings, il a vanté les progrès économiques et sociaux réalisés sous son gouvernement et assuré vouloir poursuivre les projets de développement, notamment dans l’éducation, la santé et les infrastructures. Il reste très populaire dans certaines zones rurales, où il est perçu comme un garant de la stabilité.
De son côté, Bobi Wine, ancien chanteur devenu homme politique, a également tenté de mobiliser ses partisans, surtout dans les grandes villes comme Kampala. Sa campagne a été marquée par des tensions avec les forces de l’ordre. Lors d’un meeting récent, il portait un gilet pare‑balles et un casque, soulignant les risques auxquels il est confronté. Bobi Wine promet un renouveau politique, un meilleur accès aux emplois pour les jeunes et davantage de libertés pour les citoyens.
Les observateurs internationaux suivent ces élections avec attention. Les dernières semaines ont été marquées par des accusations de restrictions de la liberté de la presse, des arrestations de partisans et des contrôles de sécurité renforcés, reflétant les inquiétudes sur la transparence du scrutin.
La campagne doit se terminer mardi soir, avant que les citoyens ne se rendent aux urnes jeudi 15 janvier pour élire leur président et leurs députés. Le résultat de ce vote sera déterminant pour l’avenir politique du pays, et pourrait soit prolonger la longue présidence de Museveni, soit offrir une nouvelle direction sous Bobi Wine.
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